Humanités numérique

Les activités de cet axe, au sein du LUDI, nous mettent en relation avec l’école « culture, société et organisations » et plus précisément les laboratoires CRHIA et CEREGE ainsi que la fédération de recherche NUMERIC (fédération en préfiguration, qui pourrait être dissoute au sein d’une fédération de recherche LUDI).

Nous nous intéressons plus spécifiquement dans cet axe aux contenus numériques créés par et/ou pour l’homme (qui représentait la spécifié exclusive de notre précédent contrat). La problématique de la gestion intelligente et interactive de contenus numérique s’enrichit ainsi de contenus dynamiques, complexes, hétérogènes, multiples, à des échelles d’intérêt potentiellement variables ce qui vient alimenter les recherche au sein du laboratoire en terme de développement de solutions issues de l’intelligence artificielle, intégrant une nécessaire contextualisation des traitements, l’utilisation de représentations sémantiques de différents niveaux (connaissances métier, expert), le développement de méthodes de raisonnements adaptatifs et d’apprentissage automatique, et le déploiement de nouvelles modalités d’interactions Homme-Machine et Homme-Contenus. Le caractère massif des données à gérer nous pousse également à réfléchir à de nouvelles modalités d’acquisition et de collecte de certaines de ces données (mode et moyens de captures adaptés et adaptatifs) ou encore de fouille dans ces données (réseaux complexes, analyse formelle des concepts, techniques de recherche d’information textuelle). La culture, l’éducation, le tourisme ou encore le patrimoine (presse ancienne, ethnologie et musées, numismatique), sont les domaines applicatifs traités au L3i, notamment avec un focus spécifique sur les villes littorales (LUDI). Tous ces domaines se caractérisent par l’importante mutation due à la place importante et massive qu’occupent les TIC en leur sein aujourd’hui. Ainsi, au-delà des données nativement numériques et des données cyber-physiques issues de capteurs divers, il y a également les grands projets de dématérialisation nationaux et internationaux (exemple : initiative « Time Machine » de l’EPFL) qui viennent bouleverser encore les divers secteurs cités ci-dessus. Ces évolutions engendrent une nouvelle vision sur les modes de production de contenus, génèrent quotidiennement de nouveaux usages, et contribuent à une innovation constante des modèles et acteurs économiques du secteur, avec une industrie des contenus qui soulève de nombreuses questions technologiques et sociétales : enjeux technologiques, managériaux dans les organisations publiques et privés (qui nous mettent en lien avec le laboratoire CEREGE), ethnographiques et historiques (CRHIA) ou encore en géographie humaine (LIENSs).